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June 23

Le réseau routier québécois: La débâcle approche...

Bonjour.
 
Vendredi 22 juin 2007, 15h30.  Je quitte mon domicile pour aller chercher une cartouche d'encre au magasin Bureau en Gros situé sur la rue Renaude-Lapointe.  Je roule donc sur l'autoroute 40, direction ouest, vers l'échangeur Anjou.  Je prends la 25 nord, vers le boulevard Henri-Bourassa.  Une chance; les deux autres directions sont complètement congestionnées!  Bon, vous me direz qu'il s'agit quand même du week-end de la St-Jean (en passant, bonne fête nationale à tous les québécois), et vous avez raison.  Mais quand même, force est de constater que le réseau routier québécois a atteint le point de saturation depuis longtemps déjà, et que la suite ne sera que plus pénible encore.
 
La suite se résume à quoi?  À d'interminables travaux, disséminés ça et là partout au Québec, et dans la région du grand Montréal en particulier.  À des bouchons de circulation énormes et répétitifs.  À des fermetures de routes et de rues, dues à des travaux d'urgence.  Oui, des travaux d'urgence, parce que le réseau tombe en ruines!  Que l'on pense au viaduc du boulevard de la Concorde, à Laval, qui a fait de nombreuses victimes l'an dernier, aux ponceaux qui se sont effondrés sur l'autoroute 40 en Mauricie ces derniers temps, dont un a entraîné un accident avec blessés, au viaduc Hochelaga, que l'on vient de démolir en catastrophe avant qu'il ne s'écroule de lui-même, ou encore à l'autoroute Ville-Marie, où deux voies sont toujours retranchées pour réduire le poids à supporter par l'infrastructure, les preuves démontrent qu'il est clair que le réseau routier québécois est gravement atteint, et que la débâcle approche.
 
Mais comment se fait-il que le réseau routier soit aussi mal en point?  Tentons d'y voir clair.  D'abord, le réseau routier supérieur (les autoroutes) a vu le jour en 1958, avec l'ouverture d'un premier tronçon de l'autoroute des Laurentides.  Une expansion rapide a ensuite eu lieu, principalement dans les régions du grand Québec et du grand Montréal, ayant pour point culminant l'année 1967, au cours de laquelle l'autoroute 35, vers Saint-Jean-sur-Richelieu, le pont Laviolette, à Trois-Rivières, et à Montréal, l'autoroute Décarie, l'échangeur Turcot, l'autoroute Bonaventure et le pont-tunnel L.-H.-Lafontaine ont tous été ouverts à la circulation.  Les années 1970 ont vu la poursuite de l'expansion du réseau, s'étendant cette fois à la grandeur de la vallée du Saint-Laurent, avec l'autoroute 30, entre Longueuil et Sorel-Tracy, et l'autoroute 40, entre Berthierville et Trois-Rivières.
 
C'est par la suite que les choses se sont gâtées.  Les années 1980 ont vu une récession économique importante, et depuis, l'expansion du réseau routier supérieur a été fortement ralentie, faute de moyens financiers.  Aujourd'hui, pendant que le reste de la société poursuit son développement, intensifié par des investissements massifs des dernières années, principalement dans le construction résidentielle, les timides tentatives de prolongement du réseau se heurtent continuellement aux environnementalistes qui, à voir leurs agissement et à entendre leurs discours, voudraient tout simplement rayer l'automobile de la face de la planète.  Mais une toute autre vérité commence à se faire voir au grand jour; non seulement l'expansion du réseau a-t-elle été ralentie, mais l'entretien des routes et autres structures routières a été grandement négligé au cours des deux dernières décennies.  Le résultat commence sérieusement à se faire voir; des structures s'écroulent, d'autres sont démolies et remplacées en vitesse pour éviter d'autres accidents dramatiques.
 
Il faut, devant ce constat déplorable, se poser la question suivante: Les gouvernements font-ils ce qu'il faut pour avoir un réseau routier performant?  Force est de constater que non.  Le réseau routier montre un retard de développement d'une bonne vingtaine d'années, et les conséquences de ce retard se font sentir à plusieurs niveaux.  L'autoroute 440, à Laval, devait en principe être une formidable voie d'évitement de l'autoroute Métropolitaine, mais même en 2007, il n'en est rien.  La rue Notre-Dame, qui devait faire place à une voie rapide dont l'ouverture était prévue... en 2005, demeure encore aujourd'hui une suite de nids-de-poule.  Alors où dirigera-t-on la circulation de transit pendant la prochaine - et obligatoire - réfection de la Métropolitaine?  Pendant que l'on commence à mettre en chantier le prolongement de l'autoroute 30, entre Candiac et l'échangeur 20/540, à Vaudreuil-Dorion, l'autoroute 640, qui devait assurer le contournement de l'agglomération par le nord, se termine toujours dans le parc d'Oka.  À l'est du pont-tunnel L.-H.-Lafontaine, le premier pont disponible se trouve toujours à Trois-Rivières!  Au seul niveau des traversées du fleuve Saint-Laurent, le Québec affiche un important retard sur l'Ontario.  Alors que les ponts traversant le fleuve sont distancés d'environ 60 kilomètres entre le lac Ontario et le grand Montréal, ils le sont d'environ 120 kilomètres à l'est du pont-tunnel L.-H.-Lafontaine.  Et c'est comme ça depuis très longtemps.  Tout ceci, jumelé à l'entretien déficient, montre bien que le gouvernement ne suit pas le rythme du développement, avec son réseau routier.
 
Face à cela, que faire?  La réponse est simple.  Si le gouvernement n'est pas capable de procéder à un développement satisfaisant d'un réseau routier supérieur de qualité, il n'a qu'à se tasser, et à laisser l'entreprise privée faire le travail.  Le gouvernement n'aurait qu'à se contenter d'ouvrir des corridors routiers à développer, et les offrir aux entreprises qui les développeront selon des critères précis.  L'entreprise qui décrochera un corridor disposera d'un délai déterminé à l'avance pour construire et ouvrir la route au public, et pourra prélever un péage des utilisateurs de la route.  L'entreprise sera propriétaire de la route, et aura donc l'obligation de l'entretenir afin qu'elle demeure en condition d'accueillir les utilisateurs, qui pourraient passer ailleurs si celle-ci n'est pas dans une condition acceptable.
 
Pour l'instant, toutefois, nous n'avons pas le choix de nous contenter d'un réseau continuellement "en dérangement", de par les nombreux travaux d'entretien - et de reconstruction - à effectuer, ainsi que par sa décrépitude générale.  Est-ce ça, notre "société distincte"?
June 18

Quelques images...

Bonjour.
 
J'ai profité de ce lundi de congé pour mettre ici quelques photos que j'avais en réserve.  Avec le temps, je viendrai en placer quelques autres, au gré de mes découvertes.
 
Profitez-en. ;)
June 10

Dieu merci,...

Bonjour.
 
J'espère que tout se passe bien dans votre vie.  Bon, ça va, je sais, je n'écris pas souvent, c'est vrai, mais que peut-on dire quand il ne se passe rien?  Que doit-on raconter quand on ne peut s'en tenir qu'aux banalités?
 
Bon, d'accord, je vais vous raconter des banalités...
 
Heureusement, Dieu se charge de tout
 
Jeudi dernier, au travail, j'avais le goût d'arracher des têtes!  D'abord, la journée fut très lente à se mettre en place, à cause de deux livraisons sur palettes, ce qui ne devrait normalement pas se faire avec mon camion, mais comme c'est le seul camion de l'entreprise, je dois composer avec la situation.  J'en ai déjà parlé avec le boss, mais il me fit pour toute réponse que ce camion-là est loué jusqu'en 2009.  J'ai comme l'impression que je ne verrai pas le prochain.
 
Toujours est-il que suite à ces deux livraisons, je suis retourné à l'entrepôt pour charger la marchandise pour ma route, mais pas sans avoir à décharger un camion qui venait livrer, parce que si l'entreprise a un seul camion, elle a aussi un seul quai de chargement.  Finalement, départ à 10h25 vers le premier client, à Montréal (Bélanger et Papineau), chez lequel je dois faire aussi la mise en marché.  Or, à cet endroit, nos présentoirs sont situés face à face, au bout d'une allée, et comme il s'agit d'un vieux magasin, les allées sont étroites.  Alors ce fut l'histoire habituelle de cet endroit pittoresque.  "Pardon, monsieur."  "Allez-y, madame, j'ai tout mon temps."
 
Départ vers le deuxième client, sur Côte Vertu, à Ville St-Laurent, vers 11h45.  Évidemment, j'arrive sur place pendant l'heure du midi, et la réception est fermée de midi à 13 heures.  La sonnette ne fonctionnait pas, donc j'ai frappé à la porte, pour me faire dire par le type qu'il n'avait pas la clé pour m'ouvrir.  Aux environs de 13h30, je me suis dit que ça avait assez duré, et j'ai finalement rentré les marchandises par la porte des clients.  Encore une fois, mise en marché des marchandises que j'apportais, plus celles qui ont été livrées par notre distributeur, ce que le vendeur ne m'avait pas dit.  Bref, rien pour gagner du temps.
 
Maintenant que mes mises en marché étaient faites, je croyais gagner du temps avec les clients où je ne faisais que livrer.  Le suivant se trouvait à Boucherville, sur la rive sud de Montréal, et avait une grosse commande.  Il est plus de 15h00.  J'arrive sur place, et je constate que notre cher personner de bureau a fait une erreur, encore une fois, en complétant la liste de chargement du camion.  Je m'aperçois que selon leur calcul, 3 plus 1 plus une demie plus 12 plus 2 égale... 5!  Il aura fallu que je retourne chez ce client à la fin de ma journée, afin de lui apporter les caisses manquantes.  J'ai laissé une note sur le bureau de "la comptable", disant que je ne leur confierai certainement pas mes rapports d'impôt.
 
Mais Dieu s'occupe de tout; avec le modèle de journée que j'ai eu jeudi, j'ai gardé un client à livrer pour vendredi matin, et quand je me suis présenté au bureau, à 9h00 du matin, ni le boss, ni la comptable, n'étaient sur place!  De cette façon, ils se sont évité mes foudres.  Et lundi (demain, déjà!), je serai probablement calme et relaxe, à mon arrivée au bureau, ce qui fait que cet événement, comme tant d'autres depuis que je suis à l'emploi de cette entreprise, passera sous silence.  Le truc, dans cette histoire, c'est que des erreurs de calcul sur la liste de chargement, il y en a en moyenne à deux occasions... par semaine!  Et quand je parle d'occasions, je ne spécifie pas le nombre d'erreurs; j'en ai déjà vu trois sur la même liste!  Comme je travaille normalement quatre jours par semaine, vous n'avez qu'à faire le calcul.  Pourquoi je ne parviens pas à m'habituer à ce genre d'absurdité, en me disant que c'est nomal, et que je m'enrage à chaque fois?
 
Le Grand Prix est passé!
 
Nous sommes en plein week-end du Grand Prix du Canada, et heureusement, je n'ai pas eu de livraisons au centre-ville pendant cette période.  Vendredi, après le travail (qui fut de courte durée), je me suis rendu à Longueuil pour payer une vieille contravention.  La cour municipale se trouve à la station de métro de Longueuil, alors vous imaginez facilement la recherche d'un espace de stationnement.  Finalement, je trouve un espace dans la section de courte durée (180 minutes et moins), mais il faut payer à une espèce de borne qui ne prend que de la monnaie.  Évidemment, je n'ai pas une cenne de change sur moi.  Je pars donc sans payer, et je me renseigne à un agent de sécurité afin de savoir où se trouve précisément la cour municipale.  De par ses réponses, j'avais l'impression qu'on venait de le débarquer par hélicoptère depuis la planète Mars!  Il était encore plus perdu que moi.  Après de multiples recherches, j'ai fini par trouver l'endroit recherché.  175 dollars plus tard, je reviens à ma voiture, et je n'avais pas de contravention.  Au moins un point positif!
 
Toujours est-il que l'on vient d'annoncer, à la radio, que la recrue Lewis Hamilton, sur McLaren-Mercedes, a remporté sa première victoire en F1 sur le circuit de l'île Notre-Dame qui, soit dit en passant, comporte beaucoup moins de nids-de-poule que la rue du même nom.  Il n'est pas si mal, ce Hamilton; une victoire plus cinq podiums... en six courses.  Il parviendra facilement à combler le vide causé par la retraite de Michael Schumacher.  Quant à Jacques Villeneuve, j'ai de plus en plus l'impression qu'il va devenir, avec le temps, une espèce de Don Cherry de la Formule 1.  Pathétique.
 
Vous aimez la musique?
 
Depuis quelques temps, j'ai mis Radio-Cochonneries comme thème musical sur ce blog.  C'est une radio Internet que j'ai découvert pratiquement par hasard, et qui diffuse à quelques auditeurs des pièces musicales qui furent enregistrées à l'époque où le vinyle ne coûtait pas cher, au Québec.  C'est drôle d'entendre des chansons qui furent des succès il y a plusieurs années, mais qui n'entraînent que des éclats de rire maintenant.  On y joue également des trucs de Normand l'Amour, ainsi que des pièces en langues étrangères qui nous font pouffer de rire lorsqu'on les entend.  Bref, de la véritable cochonnerie authentique à 100%!  Alors, vous aimez? 
 
Ben voilà...
 
Alors que je n'ai écrit que des banalités, je me rends compte qu'il s'agit de l'un de mes plus longs billets jamais écrits dans ce blog.  Incroyable, non?
 
Allez, profitez de l'été.  À bientôt.
May 18

Il était temps!

Bonjour.
 
Ouais, je viens de regarder la date de mon dernier billet, sur ce blogue.  Il était temps que j'y revienne.
 
Bon, d'abord, il y a eu les élections provinciales de mars, et comme j'allais y travailler, je me suis dit que je ne devais pas trop commenter la campagne ici.  Avez-vous vu le gouvernement qui est sorti de ce scrutin?  Il ne manquait pas grand chose pour que les trois partis arrivent égaux!  Il y a déjà un chef qui a vu sa tète rouler.  André Boisclair pourra toujours retourner refaire ses plans d'avenir à Toronto, comme il le prétendait en entrevue, trois jours avant de prendre part à la course à la chefferie de 2005, que ça ne m'offusquera pas du tout.  Ensuite, que penser du fait que Mario Dumont, et son action démocratique, sont maintenant les représentants de l'opposition officielle.  Plutôt important dans un gouvernement minoritaire.  Ce qui me fatigue d'un gouvernement minoritaire, toutefois, c'est que les dirigeants tenteront constamment de faire plaisir à tout le monde, et les choses avanceront encore moins vite que présentement.  Mais bon, voyons voir combien de temps il durera.
 
Ensuite, j'ai commencé à jouer un jeu en ligne.  Il s'agit de AstroEmpires, un jeu de construction d'empire spatial; on colonise une planète, puis une autre,...  On y construit une base, on bâtit une économie entre ses propres bases, puis avec d'autres joueurs, avec lesquels on peut se constituer en guilde.  On peut aussi se battre contre des ennemis assez puissants.  Ce jeu en temps réel, même si je n'en suis pas accro, me prend quand même un peu de temps.
 
Puis j'ai dû me dénicher un dentiste dans mon coin, et de façon assez rapide.  Une dent me faisait mal, au point de la faire extraire, ce qui fut réglé aujourd'hui même.  Ma dentiste se nomme Julie-Kim Tran, et sa clinique est située sur le boulevard Louis-H.-Lafontaine, bref, à deux pas de chez moi.  Je devrai prendre un autre rendez-vous avec elle, question de voir ce que je vais faire au sujet de ma dentition.  Il y a des travaux à faire, quoique moins urgents, qui nécessiteront quelques autres interventions.
 
En ce qui a trait à mon travail, ça va assez bien dans l'ensemble.  Le mois de mai est celui des revendications salariales, pour ma part, et j'ai obtenu une réponse positive à toutes mes demandes.  Ça compense pour le reste.  Je veux dire, je sens que j'ai fait le tour du jardin, et je ne vois pas de nouveaux défis que je pourrais accomplir là-bas.  Comme cela m'est déjà arrivé dans le passé, au moment où je ressens une telle lassitude, j'ai tendance à me négliger un peu, dans l'exécution de mon travail.  Je crois que ce sera cela, mon prochain défi; faire en sorte de demeurer le plus professionnel possible.
 
À part cela, quoi d'autre?  Je ne vois pas, pour l'instant...
 
Bon, je vais tenter de rvenir plus souvent.  Promis.
 
À bientôt.
March 07

Je fais des commentaires ailleurs, aussi!

Bonjour.
 
Évidemment, il m'arrive de faire des commentaires ici, mais pas très souvent.  Par contre, je fréquente aussi d'autres endroits, comme des blogues, ou d'autres forums, dont voici les principaux, pour lesquels j'ai mis entre parenthèses nom nom d'utilisateur.  Par exemple,...
 
- dans le forum de "Matchez-Moi.com", j'écris sous le nom de "numero3"
- sur "Le blogue du QL", je suis "Numéro 3"
- et maintenant, sur "Espace Canoë", j'utilise le pseudonyme de "richard3"
 
Si vous allez dans ces endroits, et que vous voyez ces signatures, vous saurez qu'il s'agit bien de moi.  Si vous parcourez d'autres forums, ou d'autres blogues, et que vous reconnaissez un "nick" qui s'apparente à ceux nommés ci-haut, et que vous n'êtes pas tout à fait sûr qu'il s'agit de moi, n'hésitez pas à venir faire un commentaire ici, et je vous répondrai avec plaisir.
 
À bientôt!
February 25

Un premier candidat est venu me voir

Bonjour.
 
Eh ben voilà, la glace est rompue.  Un premier candidat est venu me rendre visite par ce beau dimanche après-midi,  Il s'agit du candidat du parti québécois, qui se nomme Sébastien Richard.  Son dépliant dit de lui qu'il est membre de l'Union des artistes depuis 1981, mais il me semble ne l'avoir vu, ni n'avoir entendu son nom dans aucune production, que ce soit en cinéma, en télévision, en théâtre, en littérature ou en macramé.  Mais bon, son dépliant dit aussi qu'il fut attaché politique de Louise Beaudoin et de David Cliche, lors du dernier règne du PQ à Québec.  Le plus drôle, c'est qu'il m'a demandé de signer son bulletin de candidature.  C'est un truc exigé des candidats par le Directeur général des élections du Québec dans lequel on doit recueillir la signature de 100 personnes habitant la circonscription, et bien sûr qui sont d'accord à ce qu'il soit candidat.  Encore plus drôle, je l'ai signé!
 
Plusieurs me demanderont si je suis devenu - ou redevenu - souverainiste, et à ceux-ci je répondrai par un non catégorique.  Le truc, c'est que je ne définis pas mes idéaux politiques en fonction de la place du Québec dans - ou hors de - la fédération canadienne.  J'ai signé son bulletin de candidature pour la simple et bonne raison que je n'ai rien contre le fait qu'il se présente dans ma circonscription.  En passant, si d'autres candidats de la circonscription d'Anjou ont besoin de signatures pour leur bulletin de candidature, je suis ouvert à signer.  Oui oui, même le candidat de Québec suicidaire!  (J'espère que le candidat de Québec solidaire me pardonnera, elle était trop facile!)
 
Pour revenir au candidat du PQ, j'aurais bien aimé que son dépliant renferme l'adresse de son comité de campagne, question que je puisse y faire une petite visite de courtoisie.  Je ferai une recherche afin de savoir où se trouvent ces bureaux de campagne.  À défaut d'être moi-même candidat, je me fixe comme objectif d'avoir une discussion avec chaque candidat, ou à défaut, avec un membre du comité de chaque candidat en lice.  Sachant à l'avance qu'il n'y a aucun parti qui propose un programme qui va directement dans le sens de mes idéaux politiques, mon vote ira à celui - candidat ou parti - qui saura répondre le mieux dans le sens de mes idéaux.  Me définissant au départ comme étant un libertarien modéré*, avouons que ce ne sera pas facile.
 
J'espère seulement que je n'aurai pas à séparer mon vote entre tous les candidats.  Car une chose est sûre; j'irai voter.  Parce que premièrement, il y a des gens dans de nombreux pays qui se battent toujours, même en 2007, pour avoir le droit de choisir leurs dirigeants, alors je ne vais pas passer à côté de ce droit légitime que j'ai.  Et deuxièmement, et ce malgré toutes les règles et les mesures de sécurité mises en place au fil des années, les morts ont toujours voté aux élections, et chaque personne qui ne se rend pas voter permet à un "mort" de voter à sa place.  Par contre, si personne ne peut donner de réponses satisfaisantes à mes questions, je voterai pour tout le monde.  Façon polie de dire que j'annulerai mon vote.
 
J'espère avoir le temps de faire ressortir ici certaines de mes positions par rapport à ce que diront les candidats pendant la campagne en court.
 
À bientôt.
 
* La pensée libertarienne stipule que le gouvernement doit céder sa place à la libre entreprise et à la négociation entre les individus.  Cette pensée a plusieurs factions, allant de la modérée, qui propose un gouvernement minimal, qui ne disposerait que de quelques pouvoirs, comme la défense nationale et une justice se réduisant à rendre des décisions sur les crimes contre la personne, ainsi que d'empêcher les monopoles et les fraudes, jusqu'à la faction plus extrême, qui préconise une société qui fonctionnerait sans aucun niveau de gouvernement.
February 11

Les élections s'en viennent

Bon dimanche.
 
Il est clair et net que des élections seront déclenchées au Québec dans les prochains jours.  Le parti libéral du Québec a d'ailleurs commencé à diffuser sa publicité à la radio.  L'histoire ne dit pas si cette pub sera calculée comme une dépense électorale.
 
Cela m'amène à réfléchir sur l'équité dans le système électoral actuel.  Je veux dire, une simple visite sur le site du Directeur général des élections du Québec vous permettra de constater que les partis politiques reconnus reçoivent beaucoup d'argent du gouvernement.  Je vous dresse un tableau des sommes allouées par l'état aux partis politiques, que je classerai selon les sommes reçues en 2005.
 
  • Parti libéral; 1,343,006$ en 2005; 1,557,191$ en 2004
  • Parti québécois; 981,308$ en 2005; 1,131,375$ en 2004
  • Action démocratique; 515,032$ en 2005; 577,230$ en 2004
  • Québec solidaire; 32,425$ en 2005; 36,454$ en 2004
  • Bloc pot; 17,385$ en 2005; 17,325$ en 2004
  • Parti vert; 13,859$ en 2005; 10,665$ en 2004
  • Parti de la démocratie chrétienne; 3,303$ en 2005, 3,188$ en 2004
  • Parti égalité; 2,575$ en 2005; 3,494$ en 2004
  • Parti marxiste-léniniste; 2,199$ en 2005; 2,182$ en 2004
  • Parti unitaire; 575$ en 2005; rien en 2004

C'est ainsi autour de 3 millions de dollars par année de notre argent qui s'en vont dans les poches des partis politiques.  Ces mêmes partis politiques organisent des instances et des levées de fond, et ainsi n'ont pas vraiment besoin d'une telle contribution.  Et pendant que les partis politiques ramassent l'oseille, le peuple s'offusque du fait que la lieutenant-gouverneure du Québec, Lise Thibault, s'octroie un train de vie princier, elle qui dispose d'environ un million$ des deux paliers de gouvernement pour voir à ses besoins, autant ceux de ses fonctions que ses besoins personnels.  J'avoue, par contre, que des factures pour trois repas au restaurant, en même temps, dans trois villes différentes, c'était pas fort.

Je disais donc que les partis politiques reçoivent autour de 3 millions$ par année du gouvernement.  Par contre, si par exemple je me présente comme candidat indépendant, j'aurais droit à combien?  Probablement pas un sou!

Alors, qu'est-ce que je fais, je regarde passer le train, ou je me lance dans la bataille?

February 04

Je suis riche!

Selon les plus récentes statistiques, 42% de la population québécoise est trop pauvre pour payer de l'impôt.  Or, je viens de calculer mes impôts pour l'année 2006, et en plus de ce que j'ai payé pendant l'année (ce qui fut déduit sur mon salaire), voilà que Québec me réclame 225$!  C'est donc à croire que je suis riche!  Merde, j'ai gagné moins de 24,000$ en 2006!  Et selon Québec, je suis riche!  Eh, les gau-gauchistes, quand vous dites qu'il faut faire payer les riches, c'est moi, que vous visez?  La plupart d'entre-vous gagnez beaucoup plus cher que moi, que je sache!
 
Bordel, je ne gagne pas la moitié du salaire du fonctionnaire moyen!  Et on me réclame 225$ en plus de ce que j'ai déjà versé pendant l'année!  Ça montre à quel point on est rendus bas, au Québec!  Imaginez, je fait partie des 56% de la population qui a les moyens de payer des impôts, donc je présume que l'on parle de moi comme un riche!
 
Je crois que je vais déménager en Ontario, moi!

Ma façon de voir les choses.

Bon, je participe à quelques forums qui traitent entre autres de sujets reliés à la politique.  Eh oui, je l'avoue, la politique me passionne.  Dans certains sites, on me dit trop "mou", alors que dans d'autres, on me traite de "radical", pour utiliser un terme poli.  Alors voici ma façon de voir les choses, en général, et le domaine politique en particulier.

Je me dis que quand j'ai de l'argent dans mes poches, je suis plus libre que lorsque je n'en ai pas, ce qui m'amène à prétendre que la liberté se doit d'être d'abord économique.  Moi aussi, je suis contre la pauvreté et contre le fait que des êtres humains exploitent d'autres êtres humains.  Par contre, tout demeure dans la façon d'atteindre ces objectifs.

D'abord, on pourrait résumer ma façon de voir la situation économique du Québec en se référant au film documentaire "L'illusion tranquille", un film de Joanne Marcotte, qui est sorti à Québec en novembre 2006, et qui est passé dans différentes salles de cinéma indépendantes, comme le CLAP, à Québec, et le cinéma Beaubien, à Montréal.  Les producteurs de ce film, Joanne Marcotte et Denis Julien, travaillent à la faire diffuser à la télévision, et éventuellement à le sortir en format DVD.

Sur une base plus générale, ma pensée économique se réfère aux écrits de Frédéric Bastiat, un économiste, pamphlétaire et politicien français qui vécut de 1801 à 1850.  L'un de ses textes les plus éloquents s'intitule "Pétition des marchands de chandelles", et à lui seul vaut la peine de se pencher sur l'œuvre de cet homme dont les écrits sont plutôt sarcastiques.  Plus près de nous, je lis également les chroniques hebdomadaires de Nathalie Elgrably, publiées tous les jeudis dans le Journal de Montréal et le Journal de Québec.  C'est d'ailleurs madame Elgrably elle-même qui m'a référé vers les écrits de Bastiat.  Nathalie Elgrably a étudié à l'école des hautes études commerciales (HEC) où elle a obtenu un diplôme de premier cycle et une maîtrise en sciences de la gestion.  Depuis 1992, elle enseigne l'économie à l'école des HEC, à l'Université de Montréal et à l'UQÀM.  Elle est de plus économiste à l'Institut économique de Montréal (IEDM), et l'auteure de l'essai "La face cachée des politiques publiques", publié en avril 2006 aux éditions Logiques.

Du côté politique proprement dit, je suis abonné à la publication web Le québécois libre (QL) qui fait la promotion de la pensée libertarienne, et à son pendant dans lequel on peut mettre des commentaires, le Blogue du QL.  J'entends déjà certaines personnes dire "Mais qu'est-ce que ça mange en hiver, ça?"  La pensée libertarienne, en quelques mots, c'est de faire en sorte que les gouvernements interviennent le mois possible dans l'économie, contrairement à la pensée keynésienne (ou de John Maynard Keynes), qui propose une intervention gouvernementale poussée dans l'économie afin de favoriser le plein emploi.  Le Québec, depuis l'élection de "l'équipe du tonnerre" de Jean Lesage (libéraux), en 1960, applique la pensée keynésienne, avec les résultats que l'on connaît; taux de chômage plus élevé, niveau de vie et valeur globale des ménages plus bas que dans le reste du Canada.

En fait, il y a deux tendances dans la pensée libertarienne; d'abord celle d'un gouvernement central minimaliste, qui ne s'occuperait que de certains dossiers nationaux, comme la défense nationale, pour s'assurer de notre souveraineté, et la justice, afin d'éviter les fraudes et les monopoles, puis laisserait tous les autres pouvoirs aux municipalités.  Et encore, ces pouvoirs restants ne seraient pas très nombreux, puisque la pensée libertarienne préconise les ententes libres entre les individus et les entreprises plutôt que des lois qui restreindraient les libertés individuelles.  C'est la tendance à laquelle je souscris le plus.  L'autre tendance, elle, préconise qu'il n'y aurait aucun gouvernement, ce qui laisse les diverses entités (individus et entreprises) s'entendre entre elles sans aucune intervention tierce.

Alors voilà.  Au fil des semaines, vous pourrez lire certaines de mes prises de position sur cette page, et vous saurez désormais que celles-ci seront basées sur ma façon de voir les choses.

À bientôt.

January 12

L'illusion tranquille - Le Québec à la croisée des chemins

Je suis finalement allé visionner le documentaire "L'illusion tranquille" au cinéma Beaubien, à Montréal.  Depuis le temps que je me promettais de voir ce film sur lequel j'avais tant lu depuis sa sortie, en novembre dernier, à Québec, je suis allé à la première représentation.  Et je n'ai pas été déçu.

Personnellement, je dois avouer que je me donne la peine de m'intéresser à la chose politique, chez nous.  Ainsi, il n'y a rien dans ce film qui m'ait jeté par terre; à mes yeux, c'était du déjà vu.  Par contre, pour la moyenne des gens qui ne suivent que les grands titres, ou qui ne s'attardent pas à l'actualité, il s'agit d'une occasion unique de voir dans son intégralité un message qui est habituellement stoppé par ceux que j'appelle les "bien-pensants", ou encore qui est tellement dilué qu'il perd tout son sens.  Ce film de Joanne Marcotte montre un constat certes alarmant, mais réaliste, de la situation québécoise actuelle.

Je ne tenterai pas de vous raconter le documentaire, ou de faire une critique du film en lui-même.  Je vous recommande plutôt d'aller le voir vous-même, afin de vous faire votre propre opinion, et d'éviter ainsi d'être à la merci de celle des autres, y compris de la mienne.  Par contre, cela ne m'empêche pas de vous exprimer le constat que moi, j'ai fait, suite au visionnement de ce film, et je le ferai sous la forme d'une comparaison.

Vous avez sûrement connu un type qui fume 2 paquets de cigarettes par jour, qui ne fait aucunement attention à son alimentation, dont le seul sport est de s'affaler dans son sofa pour regarder le match de hockey, et qui ne va jamais voir le médecin parce qu'il n'est pas malade.  Il n'est pas sans savoir qu'il a le souffle plus court qu'avant, qu'il commence à tousser à un point où ça dérange parfois les autres, et que les efforts soutenus sont de plus en plus difficiles, mais il ne fait rien parce qu'il n'a pas de temps à perdre dans une clinique.  Puis un jour, il se rend compte qu'une des choses qu'il faisait régulièrement lui demande un effort vraiment particulier, et que ses proches se rendent compte à leur tour que quelque chose ne va pas comme avant.  C'est à force de se faire harceler par ses proches qu'il finit par prendre un rendez-vous chez un médecin - pour leur faire plaisir.  Mais le constat est brutal; ses poumons sont encrassés, son taux de cholestérol est alarmant, et ses artères sont bloquées!

- Monsieur, vous êtes dans un sale état!

- Ouais, je comprends, docteur, je vais commencer à faire attention…

- Je suis désolé, monsieur, mais je n'ai pas le choix d'être très dur avec vous.  Vous devez immédiatement cesser de fumer, je dois vous prescrire une médication pour rétablir votre taux de cholestérol, et je vous prends un rendez-vous pour un quadruple pontage coronarien.

- QUOI?

- C'est ça, monsieur, ou vous ne passerez pas l'année!

Notre type se retrouve devant un choix.  Il peut décider de suivre les recommandations de son médecin, ce qui va l'obliger à changer plusieurs habitudes rapidement.  Ou encore, il peut décider de ne pas trop s'en faire, parce qu'il va commander une machine à exercices, qu'il a vu dans une pub-télé, qui permet de reprendre la forme en 3 minutes seulement par jour, garanti!

Je suis convaincu que vous imaginez la suite.  Il fait venir la machine, et commence les exercices.  Au bout de 3 semaines, il laisse la machine sous le lit, parce que c'est rien que de la foutaise, et revient à ses habitudes passées.  Puis, 2 mois plus tard, allez savoir pourquoi, on retrouve notre type à l'urgence de l'Institut de Cardiologie, branché à un tas de machines.  Pendant que sa femme et ses enfants l'entourent, les larmes aux yeux, tous ceux qui le connaissent se demandent en quel honneur un gars si travaillant et si apprécié se retrouve dans une telle situation.  Tout le monde est sous le choc!

Présentement, le Québec est au niveau de la conversation avec le médecin.  Le gouvernement prétend qu'il va commencer à faire attention, et les syndicats veulent commander la machine à exercices de la pub-télé.  Moi, là-dedans, je me sens un peu comme le fils du Québec, qui essaie de convaincre son père qu'il doit suivre les recommandations du médecin, et se faire à l'idée qu'il lui faudra passer au bistouri, s'il veut survivre.

Peu importe notre origine, notre langue maternelle, la couleur de notre peau ou notre religion, nous sommes tous et toutes des fils et des filles du Québec.  Aussi, je lance un appel à ceux et celles qui feront le même constat que moi, afin de voir ensemble quels sont les coups de bistouri à donner pour que le Québec retrouve la santé, et évite la crise cardiaque.  Pas que je me sente l'âme, ou que j'estime avoir les talents d'un chirurgien en chef, mais j'espère bien réunir une équipe multidisciplinaire qui permettra de réussir une chirurgie délicate, mais inévitable.  Il faut faire quelque chose, et le temps presse!

January 01

Nous y voilà donc!

Bonjour.
 
Nous y voilà donc!  D'abord dans mon nouvel espace personnel, qui je l'espère, sera accueillant au point que vous ayez envie d'y revenir souvent.  Je vous y souhaite d'ailleurs la bienvenue.  Ensuite, dans cette nouvelle année, appelée 2007 par les statisticiens, et par à peu près tout le monde.
 
En ce qui me concerne, le passage à l'année 2007 s'est fait avec des amis, alors que jouions à des jeux de société.  Et ce soir, j'ai gagné presque toutes les parties que l'on a joué.
 
Mes projets pour la nouvelle année prendraient trop de temps à expliquer ici en détails.  J'espère terminer tous ces trucs que j'ai commencé en 2006 - et même longtemps avant - et qui traînent dans le disque dur de mon ordinateur.  Je veux aussi amener les gens à s'intéresser à la politique, parce que je trouve qu'il faut changer le système dans lequel on vit présentement, et qui s'en va chaque jour davantage à sa perte.  J'aimerais aussi augmenter mes revenus cette année, afin de respecter plus facilement tous mes engagements financiers.  Pour l'instant, tout ces voeux ne sont que virtuels, puisque je n'ai aucun plan d'action.  Mais j'entends bien y travailler dès le début de cette année.
 
Parmi les trucs que je veux faire sans faute, je vais aller voir le documentaire "L'illusion tranquille", qui sera présenté au cinéma Beaubien à compter du 12 janvier prochain.  Ce film raconte ce que le Québec est devenu depuis la révolution tranquille, et ce qu'il faudrait faire pour assurer la survie de la province.  Nul besoin de spécifier que j'ai très hâte d'aller le voir, puisque toutes les critiques que j'ai lu depuis son lancement, à Québec, sont unanimes à parler d'un réveil collectif et d'une prise de conscience de la situation actuelle.  Dès que je l'aurai visionné, je viendrai vous en parler.
 
Bon, ben maintenant que j'ai tapé mes premières lignes de l'année 2007, je vais aller me coucher, puisque j'ai un jour de l'An assez chargé, merci.
 
À bientôt!
December 25

Bienvenue dans mon nouveau chez-moi!

Bonjour à vous tous.
 
Eh oui, à compter du 1er janvier 2007, c'est ici que je viendrai écrire mes billets, que vous pourrez, évidemment, commenter à votre tour.
 
Pendant un certain temps, je devrai faire quelques liens en l'ancienne adresse et ici, mais le tout va s'arranger au fil du temps.
 
En souhaitant que tout le monde se sentira bien, je vous souhaite la bienvenue.
 
À bientôt.